Si Marx et bien d'autres avant lui avaient connu la pyramidologie sociale, peut-être n'auraient-ils pas entraîné l'humanité dans la monstrueuse aventure où ils l'ont vainement plongée pendant les trois derniers siècles et notamment pendant celui qui vient de s'achever, en recourant à une lutte des classes sans issue.

Les inégalités sociales augmentent inexorablement avec la population, le progrès et l'enrichissement de la société. Or démographie, comme progrès et enrichissement sont strictement l’œuvre de l'homme. La dénatalité est donc le remède qu'il peut, librement et sans violence à quiconque, appliquer aux inégalités sociales et par voie de conséquence à la plupart des maux de l'humanité qui en découlent.

mardi 15 novembre 2016

1 - Schémas et tableaux

En attendant de créer, si besoin, autant d'articles que de représentations de la pyramide sociale pour expliciter chacune, il a été préféré d'en traiter successivement dans un seul. Les figures employées pour illustrer la pyramidologie sociale font ainsi chacune l'objet d'un bref commentaire (sujet à révisions) dont le développement est proposé, d'une part dans l'ouvrage intitulé Surpopulation humaine - La cause de tous nos maux et d'autre part à travers les nombreux articles et réactions pouvant être consultés sur  le blog Abominable pyramide sociale.



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Figure 1


Cette figure est la représentation de toute structure pyramidable, telle que l'est celle de la société des hommes. Elle n'induit aucun autre jugement de valeur que celui que veulent y porter ceux qu'y n'en retiennent que la hiérarchisation par le pouvoir et la richesse que celle-ci confère dans une société où prévaut le matérialisme. Cette structure naît naturellement du nombre et de sa segmentation selon les critères les plus variés, dès lors que ces critères peuvent être définis et mesurés avec une précision suffisante pour permettre la différenciation objective des habitants de la pyramide qu'ils caractérisent.





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Figure 2

La pyramide sociale est ici représentée dans sa définition originelle, naturelle, fondamentale et universelle, inspirée de la structure sociale élémentaire qu'est la famille, avec à son sommet son chef – généralement le patriarche – et sous son autorité (ou son pouvoir), l'ensemble de ceux qui la composent, par ordre décroissant d'autorité (ou de pouvoir). Par exemple : l'aïeul le plus ancien, le père, le fils aîné, etc.
La situation de matriarcat n'est pas abordée ici, pour des raisons de simplification, mais présente la même organisation au sexe des protagonistes près.

La référence au matérialisme des sociétés modernes faisant de la richesse le signe du pouvoir, le sommet de la pyramide sociale est occupé par le plus riche (ou plus puissant) de ses membres, . Son autorité s'étend, à partir de cette position dominante, sur la population de la pyramide, pouvant se segmenter en riches et pauvres, jusqu'aux plus pauvres d'entre eux, en habitant la base.





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Figure 3

Nota : Dans un but de simplification,  la pyramide sera représentée, à compter de cette vue, par un triangle, à la manière dont une sphère peut être figurée par un cercle.

Cette figure 3 est l'illustration de la situation, au demeurant réelle – bien qu'emphatisée –, selon laquelle la plus grande part de la richesse globale de la société est aux mains d'un petit nombre de détenteurs, précisément en raison de la répartition pyramidale des membres de la société. La pyramide sociale est ainsi censée représenter la société comme étant constituée d'un nombre abusivement réduit de riches, opposable à celui volontairement exagéré de pauvres, dans le but évident de choquer ces derniers pour les pousser à réagir contre une telle situation, plutôt que de les porter à en comprendre les raisons afin de les aider à les combattre en connaissance de cause. C'est ainsi qu'est notamment ignorée dans une telle représentation, la notion d'une richesse collective qui profite à tous, quelles que soient les conditions de son partage. Est préférée la mise en évidence de la détention de sa plus grosse part par quelques uns, en n'hésitant pas à pratiquer l'amalgame, notamment en ne distinguant pas le revenu du patrimoine ou en passant sous silence la part des richesses, commune comme individuelles consacrée aux investissements nécessaires à l'activité de tous. Tout aussi sommairement, sont occultées : la confiscation par l'impôt et la redistribution de la majeure partie des profits résultant en premier lieu de ces investissements, ainsi que le captage par les pouvoirs d'une part importante de cette confiscation, pour la prospérité des pouvoirs qui en décident. 




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Figure 4






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Figure 5







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Figure 6





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Figure 7



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Figure 8

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Figure 9

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Figure 10

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Figure 11

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Figure 12

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Figure 13

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Figure 14

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Figure 15

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Figure 16

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Figure 17

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Figure 18

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Figure 19

La pyramide sociale Inversée



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Figure 20

Courbe d'évolution de la population mondiale sur 2 millénaires


                                                                                                                              
                                                                                                                                     Source : ONU

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Figure 21

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Figure 22

Rappel


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Figure 23
Figure 24
Figure 25
Figure 26
Figure 27
Figure 28
Figure 29
Figure 30











dimanche 21 février 2016

02 - Avant-propos

 Que la société des hommes soit hiérarchisée et tissée d’in­terdépendances n’emporte, de la part de ceux qui se rendent à cette évidence, ni résignation ni le moindre abandon de la plus petite parcelle de leur volonté d’améliorer leur condition.
Reconnaître la pyramide comme représentative de cet état de fait, n’est pas davantage s’égarer dans l’ésotérisme. C’est plus pragmatiquement une façon d’identifier, par la simple observa­tion de la réalité et sans prétentions scientifiques, l’origine pro­fonde des maux d’ordre social dont souffre l’humanité, et d’accéder ainsi aux moyens de les combattre en connaissance de cause.
Au lieu de cela, plus l’homme s’est avancé et s’avance sur le chemin du progrès, moins il a toléré et tolère cette vision pyramidale de sa condi­tion, allant jusqu’à la refuser, au pré­texte qu’elle serait incompatible, tant avec sa dignité qu’avec son idéal de justice sociale. Mais les causes majeures des diffi­cultés qu’il éprouve dans la poursuite d’un tel idéal ne résulte­raient-elles pas précisément de son aveuglement, puisqu’il se prive de la sorte d’un moyen essentiel de discerner, au-delà des croyances et des dogmes tant religieux que politiques ou so­ciaux, les lois et mécanismes fondamentaux qui régissent ses rapports avec ses semblables ?
Ce sont ces mécanismes qui sont décrits ici dans toute leur simplicité, en mettant en évidence la relation incontournable exis­tant entre la structure de la société, le nombre de ceux qui la composent, et l’accroissement constant de leurs richesses com­munes, matérielles comme immatérielles.
Descriptive, d’un réalisme implacable, la pyramidologie sociale n’est pas une idéologie, même si elle permet d’en entre­voir une. C’est une théorie, en même temps qu’un outil s’of­frant à chacun pour l’engager à concevoir les limites de ses propres utopies sociales, par la simple observation et un raison­nement pragmatique. Il suffit à qui veut en user d’accepter la remise en cause de ses croyances.
À en juger par la persistance des revendications les plus élémentaires émanant de pauvres toujours plus nombreux, si Marx et bien d’autres avant lui et depuis, avaient connu la py­ramidologie sociale, peut-être n’auraient-ils pas entraîné l’hu­manité dans les égarements de la dictature du prolétariat, non moins redoutables que ceux du capitalisme. Ceux qui s’obstinent à cultiver leur pensée égalitariste et totalitaire devraient y réflé­chir ; et davantage qu’eux, ceux qui les écoutent et les croient. Ceci est d’autant plus nécessaire et urgent que la prolifération de l’espèce aggrave chaque jour la condition humaine, à com­mencer par celle des plus handicapés par les hasards de leur naissance et les aléas de l’existence.
Les inégalités sociales augmentent inexorablement avec la population, le progrès, et l’enrichissement de la société ; ces deux derniers critères, indissociables compagnons de la croissance, résultant de la suprême aspiration de l’homme qui est d’amé­liorer sa condition. Il s’y évertue obstinément depuis toujours, y appliquant les atouts dont il hérite de manière très in­égale à sa naissance. C’est ainsi que se construit inlassablement le progrès, au bénéfice de tous, dans tous les domaines, quelles que soient les conditions de son partage. C’est la somme de ces apports individuels qui meut un ascenseur so­cial collectif dont la puissance croît avec le nombre de ceux qui l’actionnent par leurs activités. Or ce nombre atteint des proportions le rendant chaque jour de moins en moins compatible avec une gouvernance démocratique, en même temps qu’abusivement prédateur de son environnement.
La surpopulation est la cause fondamentale de dommages écologiques contre lesquels toutes mesures secondaires resteront vaines, tant que cette cause première naura pas d’abord été réduite, et il en est de même concernant les inégalités sociales. Atteignant des niveaux records, elles sont promises à croître encore, en dépit des luttes que l’homme livre sur tous les fronts depuis qu’il existe et des politiques les plus compatissantes qu’il puisse adopter. Dans un cas comme dans l’autre, seule la réduction de la population – par une dé­natalité consentie permettra de maîtriser un progrès et un enrichissement collectif dorénavant frappés de dé­raison. C’est ce que veut démon­trer la pyramidologie sociale.
« Ainsi l’homme a depuis des siècles ressenti l’angoisse ou au moins l’étrangeté, la bizarrerie de son existence. Cepen­dant nous n’avons pas encore un traité quelque peu consistant de la condition humaine. J’atteignais l’âge d’homme lorsque parut le roman d’André Malraux. Je me rappelle l’étonnement, l’irritation, presque la colère, qu’un tel titre ait pu être dispo­nible pour un roman, si poignant puisse-t-il être. Quoi ? La condition humaine1 n’était pas le titre d’un grand ouvrage de philosophie ? Il pouvait, sans que personne s’en étonne dési­gner le récit d’un obscur épisode révolutionnaire exotique à personnages fictifs ? Cela me fit savoir combien l’humanité a peu conscience d’elle-même, et par quels moyens anecdotiques elle commence à se découvrir. L’âge mental de l’humanité est comparable à celui d’un enfant de dix ans. La condition hu­maine, ou : Les Malheurs de Sophie. » Jean FourastiéCe que je crois, p.42 – Éditions Grasset – 1981
L’humanité a-t-elle mûrie depuis que Jean Fourastié a écrit ceci ? Bien peu, à en juger par des revendications sociales croissant en dépit d’un progrès aussi indéniable que considé­rable. Mais peut-être nous en fournit-il la raison, quand il pour­suit : « ce qui manque le plus à l’homme ce sont les syn­thèses ». En effet, dans un monde dont la complexité croît indéfiniment avec le nombre, quelle synthèse est permise quand les experts eux-mêmes sont confrontés à l’amoncelle­ment de savoirs aussi divers qu’approfondis ; à leur enchevê­trement les rendant de plus en plus impénétrables. Et comme si cela ne suffisait pas, chacun est enfermé dans sa spécialité, ce qui ne peut conduire qu’à des “synthèses partielles”, lesquelles nous éloignent autant et davantage de la Connaissance qu’elles nous en rapprochent.
D’ailleurs, absorbé par son quotidien, l’homme n’est peut-être pas autant préoccupé de son sort qu’il y paraît et qu’il le devrait. Ou peut-être, habité par une forme de sagesse qui après tout en vaut bien une autre, préfère-t-il simplement ne pas s’en soucier, tant ceci peut lui paraître vain.
L’auteur n’a pas, en tout cas, la prétention de fournir ce traité de la condition humaine dont Jean Fourastié regrettait qu’il soit absent des bibliothèques. Il lui semble par contre que la mise en évidence des aspects fondamentaux de cette condi­tion, telle qu’elle résulte d’une observation à la portée du pre­mier venu, pourrait utilement contribuer à son avènement, et c’est ce qui sera tenté dans les pages qui suivent, consacrées à une réflexion sur ce qu’il a nommé pyramidologie sociale.
Bien que Wikipédia indique que « La pyramidologie [soit] un terme utilisé, parfois avec mépris, pour se référer aux di­verses spéculations concernant les pyramides … » et que les occurrences mentionnant ce vocable ne manquent pas sur inter­net, “Pyramidologie” n’a pas davantage été trouvé dans le TLF (Trésor de la langue française – CNRS) que dans le Larousse, le Littré ou le Robert.
Dénuée de mépris autant que d’ésotérisme, la pyramidolo­gie sociale s’offre donc ici comme un néologisme désignant l’étude de la représentation pyramidale de la société des hommes (Fig.1).
L’auteur a déjà publié à ce sujet La pyramide sociale, monstrueux défi, ouvrage désormais obsolète. De nombreux articles et commentaires sont par contre lisibles en divers endroits du web, en particulier sur son blog au titre volontairement provocateur : Abominable pyramide sociale.
1— La condition humaine, roman d’André Malraux, prix Goncourt 1933